Le paysan et le serpent

La Fontaine 17 janvier 2015
Français
Facile
1 min de lecture
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Un compatriote, comme l'atteste Ésope,
Un homme charitable, mais pas très sage,
Un jour d'hiver, on a trouvé,
Allongé sur le sol enneigé,
Un serpent refroidi ou congelé,
Aussi engourdi qu'un pieu,
Et, s'il est vivant, dépourvu de bon sens.
Il le prit dans ses bras et le ramena chez lui.
Et, sans penser à quelle récompense
Car une telle charité viendrait,
Avant que le feu ne l'étire,
Et on est retourné le chercher.
Le serpent sentait à peine la douce chaleur
Devant son cœur battait une malice innée.
Il leva la tête, tira sa langue fourchue,
Enroulé sur lui-même, il bondit sur son bienfaiteur.
« Ingrat ! » dit-il, « est-ce ainsi que ça se passe ? »
Vous me rendez la pareille pour mes soins et ma gentillesse ?
« Maintenant tu vas mourir. » Sur ces mots, il prend sa hache.
Et en deux coups, trois serpents apparaissent.
Le tronc, la tête et la queue étaient des serpents distincts ;
Et, bondissant de toutes leurs forces,
Ils ont vainement tenté de se réunir.
C'est bon et agréable d'être gentil ;
Mais la charité ne doit pas être aveugle ;
Quant à l'ingratitude face à la misère,
Vous ne pouvez pas le sortir de son état misérable.