Philomel et Progne

La Fontaine 17 janvier 2015
Français
Facile
1 min de lecture
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Depuis les maisons et les flèches des villes, un jour,
L'hirondelle Progne s'envola,
Et chercha le vallon boisé
Où chantait le pauvre Philomèle.
«Ma sœur», dit Progne, «comment allez-vous ?»
Cela fait maintenant mille ans que tu
Ont été dissimulés à la vue des hommes ;
Je suis sûr de ne pas avoir vu votre visage
Une fois depuis l'époque de la Thrace.
Je vous en prie, n'abandonnerez-vous jamais cette retraite ennuyeuse ?
« Où pourrais-je trouver, dit Philomèle, quelque chose d’aussi doux ? »
« Quoi ! sucré ? » s’écria Progne, « sucré à en perdre la saveur ! »
De tels propos sur des bêtes dépourvues de goût
Ou, tout au plus, dans un endroit rustique !
Devriez-vous vous laisser absorber par les déserts ?
Viens, sois la fierté de la ville.
De plus, les bois rappellent les dangers
Que Térée en eux ait fait vos charmes.
« Hélas ! » répondit l’oiseau chanteur,
« L’idée de cette injustice si cruelle
Cela me fait, d'âge en âge,
Préférez cet ermitage ;
Car rien ne vaut la vue des hommes
Je peux me rappeler ce que j'ai enduré alors.