Le chacal et la poule-paon

Flora Annie Steel 2 août 2015
Indien
Intermédiaire
3 min de lecture
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Il était une fois un chacal et une paonne qui s'étaient juré une amitié éternelle. Chaque jour, ils prenaient leurs repas ensemble et passaient des heures à converser agréablement.

Un jour, la Paonne eut des prunes juteuses pour le dîner, et le Chacal, de son côté, un jeune chevreau tout aussi juteux ; ils se régalèrent donc pleinement. Mais le festin terminé, la Paonne se leva gravement et, après avoir gratté le sol, sema soigneusement tous les noyaux de prunes en une rangée.

« J’ai coutume de faire ainsi quand je mange des prunes », dit-elle avec un air de vertu suffisante assez agaçant ; « ma mère, une bonne âme, m’a élevée dans d’excellentes habitudes, et sur son lit de mort, elle m’a enjoint de ne jamais gaspiller. Maintenant, ces noyaux deviendront des arbres dont les fruits, même si je ne vis pas jusqu’à ce jour, nourriront plus d’un paon affamé. »

Ces paroles firent que le chacal se sentit plutôt mesquin, alors il répondit d'un ton hautain : « Exactement ! Je plante toujours mes os pour la même raison. » Et il creusa soigneusement un morceau de terre et y sema les os du chevreau à intervalles réguliers.

Après cela, le couple venait chaque jour contempler son jardin ; peu à peu, les noyaux des prunes se transformaient en tendres tiges vertes, mais les os ne laissaient jamais transparaître la moindre trace.

« Les os mettent longtemps à germer », remarqua le chacal, feignant d'être tout à fait à son aise ; « j'en ai vu rester inchangés dans le sol pendant des mois. »

« Mon cher monsieur, » répondit la Paonne, avec une ironie à peine dissimulée, «I je sais qu'ils restent ainsi depuis ans! '

Le temps passa, et chaque jour, lorsqu'ils visitaient le jardin, la Paonne, si sûre d'elle, devenait de plus en plus sarcastique, le Chacal de plus en plus sauvage.

Enfin, les pruniers fleurirent et donnèrent des fruits, et la Paonne s'assit pour un festin parfait de prunes mûres et juteuses.

« Hé ! hé ! » ricana-t-elle au Chacal qui, n'ayant pas réussi à chasser ce jour-là, se tenait là, affamé, sans dîner et, par conséquent, très contrarié ; « que de temps il faut à tes vieux os pour remonter à la surface ! Mais quand ils y arrivent, mon Dieu ! quelle récolte tu auras ! »

La chacal était furieuse, mais elle n'en tint aucun compte et continua : « Pauvre chérie ! Tu as l'air affamée ! Il semble que tu risques de mourir de faim avant la récolte. Quel dommage que tu ne puisses pas manger de prunes en attendant ! »

« Si je ne peux pas manger de prunes, je peux manger le mangeur de prunes ! » dit le chacal ; et sur ces mots, il se jeta sur la paonne et l'engloutit.

Moral—Il n'est jamais prudent d'être plus sage que ses amis.