« Cher loup », se plaignit un renard affamé,
« La viande d'une jeune fille maigre, ou celle d'un coq vétéran,
Tout ce que j'obtiens, c'est par le labeur ou par la ruse :
Ce genre de vie me dégoûte.
Avec un risque bien moindre, vous avez intérêt à vous réjouir ;
Une maison près de laquelle il ne faut pas s'aventurer,
Mais je dois le faire, malgré la peur.
Priez, faites de moi un maître de votre art.
Et permettez-moi par ce moyen d'être fait
La première de toutes mes courses qui a pris
Du gros mouton au crochet de son garde-manger :
Votre bonté ne sera pas regrettée.
Le loup a consenti sans hésiter.
« J’ai un frère, récemment décédé : »
« Va adapter sa peau à la tienne », dit-il.
Cela fut fait ; et le loup s'avança :
« Maintenant, notez bien ce qui doit être fait,
« Les chiens qui gardent le troupeau, à éviter. »
Le renard a scrupuleusement suivi les leçons.
Au début, il était déconcerté par sa tenue ;
Mais la gêne s'estompa de plus en plus,
Jusqu'à ce que la persévérance finisse par payer.
Son éducation est à peine achevée,
Un troupeau, sa bourse pour le saluer,
C'est sorti comme ça, en divaguant.
Le loup nouvellement créé commença son travail,
Au milieu des grignoteurs insouciants couraient,
Et répandre une profonde consternation.
L'hôte bêlant pensait sans doute maintenant
Que cinquante loups étaient sur place :
Chien, berger, moutons, tous rentrèrent chez eux,
Et il laissa un seul mouton en gage,
Que Renard saisit une fois qu'ils furent partis.
Mais, avant de se nourrir de sa proie,
Un coq chanta tout près, et en bas
Le savant jeta sa proie et sa robe,
Afin qu'il puisse courir plus vite par là—
Oublier les leçons, le prix et le maître.
La réalité, dans chaque station,
Elle explosera à la première occasion.